WE à La Rochelle (Episode 1)

C’est reparti pour le traditionnel week-end de fin septembre passé à La Rochelle. Au passage, nous prenons Catherine avant de nous diriger vers Rouillac, via … Sainte-Catherine. Je ne pourrai, hélas, pas vous raconter ce que Claudine et Catherine se sont raconté car j’ai dormi à l’arrière de la voiture. La seule précision que je peux apporter, c’est que Claudine a dû mettre un coup de patin à Rouillac pour éviter un camion et qu’il y avait un dos-de-chameau un peu traître, après Saint-Jean d’Angély, qui m’a fait ouvrir l’autre œil.

Nous arrivons à notre hôtel à La Rochelle, sans encombre et attendons le coup de fil de Cécile … que nous pouvions toujours attendre puisque Cécile avait oublié son portable chez elle 🙂 ! Son amant (vous aurez reconnu Bernard Gervais), qui amenait Cécile a eu le nez creux, en demandant à la réception nos numéros de chambre et nous a, ensuite, tous conduits à La Rochelle City, en passant par la Côte (tu te rappelleras, Catherine, prendre direction Aytré Plage).

La soirée fut douce, avec la balade sur le port, qui accueillait le Grand Pavois ce week-end.

Nous avons appris plein de bonnes nouvelles de la bouche de Cécile : Jean-Pierre n’est plus menacé par un vilain crabe, noyé dans le port de La Rochelle, la maison de Cécile et de son compagnon officiel, Jean-Pierre, est vendue et autre grande nouvelle, ils ont trouvé un très bel appart’, en centre-ville d’Angoulême ! Cécile, heureuse (et y’a de quoi, surtout après avoir traversé quelques semaines d’angoisse et de doute), nous a offert l’apéro et nous avons passé, tous les 6, une soirée placée sous le signe de la rigolade, à peine dérangés par le 3ème coup de fil de Monique (Gervais) à son mari, qui l’avait oubliée, tu m’étonnes 🙂 !

Le lendemain matin, branle-bas de combat ! Comme prévu, nous descendons à 8 h 15 au p’tit déj’ pour retrouver la p’tite troupe. Catherine, qui avait attendu devant notre porte, depuis 8 h 15, arrive dans la salle aux alentours de 8 h 30. Bernard et Cécile, qui avaient, déjà, pris leur petit déj’, en amoureux (c’est si romantique le Première Classe d’Angoulins !), ont repris un café, en notre compagnie … vers 8 h 45. Arrivé à l’Encan, nous retrouvons Christine, Francis et Gérard, ce dernier préférant la visite du Grand Pavois que la recherche des scrabbles. Il y avait 571 joueurs à La Rochelle (une quarantaine de moins qu’habituellement) et 876 en tout si on ajoute ceux de Fréjus et de Cosnes-Cours-sur-Loire, pour ce tournoi semi-normal (c’est moche, ce nom, je trouve), joué en 2 min 30. Après l’accueil chaleureux de Marie-Odile Panau, qui souffrait d’une sciatique aiguë, Sandrine (une autre présidente) ouvre les hostilités en tirant une partie, qui démarrait bien, mais qui va s’éterniser, à partir du … 7ème coup.

Partie 1 – Sandrine Chambaud – 3 scrabbles – 23 coups – top : 826

Coup 1 : Catherine est toute contente de faire baisser la pression, en jouant un mot, qu’elle venait d’apprendre, récemment. Les VERGUES se fondent, à merveille (ne cherchez pas la contrepèterie !) dans le paysage de La Rochelle.

La grand’vergue est en ivoire,
Les poulies sont en diamant, (bis)
La grand-voile est en dentelle,
La misaine en satin blanc.

Précisons que le couplet précédent est tiré des « filles de La Rochelle » et qu’il ne sert pas à illustrer une photo publiée ci-dessus 🙂 !

Coup 2 : Pas de C (pour ENCOLLAI) ou de N (pour LANOLINE, souvenir de Vichy) … La plupart des joueurs perd 8 points sur le quadruple LINEALE (relative aux lignes d’un dessin).

Coup 3 : La sortie du premier joker est stressante. Il est, finalement, assez simple de poser toutes les lettres. Claudine et Franck jouent LOCHERAS, qui perd 3 points sur … COACHES. Il fallait être costaud pour voir le sous-top HORECAS (acronyme désignant le secteur d’activités de l’HÔtellerie, de la REstauration et des CAfés) ou pour connaître le top, BASOCHE, ancien terme désignant l’ensemble des hommes de loi.

Coup 6 : Claudine joue BYE, au lieu de … BYERI (au Gabon, culte des ancêtres ), pour 2 points de plus. Nombreux sont les joueurs à perdre une quinzaine de points sur GIBOYER, un peu planqué.

Coup 7 : Les lettres d’appui manquent pour scrabbler (SOCIABLE, BRICOLES, BINOCLES, CIBOULES), mais Cécile et Francis vont poser leurs 7 lettres et devront entendre les « colibets » de leurs camarades de club, tout le week-end !

Coup 12 : Avec le tirage « ILL?ONT », on aurait entendu une mouche péter. Faut dire qu’on a serré les fesses, pendant 2 minutes 30, avant d’être soulagés (on a senti … de nombreux souffles dans la salle) par l’annonce : « pour 23 points, vous posez SOI ». Claudine, qui avait vu le mot, a oublié sa trouvaille et a rendu … TOI pour 8 points.

Coup 16 : La SPILITE (basalte vert) ne passe pas en scrabble, heureusement. Claudine prendra sa bulle habituelle, en jouant « pistile ». Le PISTIL est l’appareil reproducteur femelle des fleurs. Connaissez-vous son pendant mâle ? Denise, spécialiste en grec, doit connaître : l’ANDROCEE est jouable comme le GYNECEE (synonyme de PISTIL).

Coup 17 : On peut enfin scrabbler. La majorité des J35 n’arrive pas à s’appuyer sur le L pour poser les anagrammes REFLETASFERLATESFRELATES. Claudine se refuse FRETATES (pas vu par bibi), qui faisait 11 points de plus.

Coup 21 : Franck (accompagné par Cécile) loupe la marche, en jouant « péron ». Comme Cécile, nous trouvions que « péron » était plus joli que PERRON. Pour couronner le tout, REMIXAT (que j’avais vu le coup précédent) était le top et PENON (dont je n’étais pas sûr) était valable, aussi !

Les soi-disant meilleurs Hiersacais ont mal joué : Franck descend de la table 19 à la table 44 et Claudine passe de la table 81 à 248 . Par contre, Christine monte à la 297ème place (au milieu des SN4), Catherine progresse légèrement à la 401ème place. Et, Cécile et Francis terminent ex æquo : ils partageront la même table, tout l’après-midi !Il est temps d’aller manger, sur le port !

Après s’être réchauffé au soleil de La Rochelle et avoir avalé un sandwich au saucisson, Franck ne sentira plus le vent frais et repartira dans la salle, en oubliant son blouson. Dix minutes avant le début de la partie, en cherchant mes lunettes, je me suis aperçu de la bourde. Un sprint long, direction la sandwicherie me permettra de retrouver mes affaires (mises au chaud par la sympathique serveuse) et un retour aussi rapide m’assurera une ponctualité … inutile puisque les nombreux tirages au sort feront commencer la partie 1/4 h après l’horaire annoncé. J’aurai simplement eu une belle frayeur et attrapé une bonne suée, mais les 2 parties de l’après-midi en feront suer plus d’un …

Suite au prochain épisode.

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